Le soft power cadastral, ou comment l’influence s’achète désormais au mètre carré

🎮 Le 4 août, l’Arabie saoudite a bouclé le plus grand LBO de l’histoire, tous secteurs confondus : Electronic Arts, 55 milliards de dollars.

🎉 Le 24 août, elle a signé trois parcs d’attractions aux portes de Paris.

Vingt jours. Le même fonds. La même logique.

⚠️ On a beaucoup commenté le « sportswashing » saoudien : Newcastle, le golf, l’Esports World Cup.

🫣 On a moins vu la trajectoire qui relie ces coups : elle va systématiquement du liquide vers le solide.

1️⃣ D’abord les tournois : ils se délocalisent.

2️⃣ Puis les clubs et les licences (ESL, FACEIT, Pokémon Go, EA) : elles s’amortissent.

3️⃣ Maintenant le foncier : 6 milliards d’euros, 22 000 emplois annoncés, à Cergy-Pontoise. Sur le site de feu Mirapolis, où la France n’avait pas réussi à vendre Gargantua aux Français.

➡️ Un tournoi se boycotte. Un parc qui emploie 22 000 personnes dans le Val-d’Oise, non.

📣 J’appelle cela le soft power cadastral : une influence qui ne cherche plus à être aimée, mais à être trop coûteuse à déloger. Elle ne s’évalue pas en sondages d’opinion ; elle s’évalue en hectares, en baux et en durées d’amortissement.

❓ Est-ce une mauvaise nouvelle ? Non. C’est même, pour le Val-d’Oise, une excellente nouvelle.

Mais une bonne nouvelle se lit jusqu’aux annexes : gouvernance des sociétés d’exploitation, clauses de réversibilité, part française de la chaîne de valeur, données des visiteurs.

👏 Applaudir et lire les annexes : les deux, en même temps.

Bonne lecture 👇

#Souveraineté #Stratégie #SoftPower #Esport

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