Mercredi, à 16 heures, sept sites web sur dix attendaient un Tchèque.
Pas une entreprise. Pas un État. Un ingénieur qui empaquette PHP pour Debian et Ubuntu depuis vingt ans, bénévolement, et qui a dit à la BBC qu’il « ne pouvait pas les laisser tomber ».
Voilà le contrat de service de l’internet mondial.
Voici ce que PHP2Shell dit de nos fondations numériques. Le résultat tient en cinq chiffres :
- 9 serveurs web sur 10 tournent sous Linux, 7 sites sur 10 en PHP, et 98 % des logiciels commerciaux audités contiennent de l’open source.
- Valeur estimée du logiciel libre : 8 800 milliards de dollars. Coût de sa production : 4 milliards. Deux mille pour un.
- La fondation qui porte PHP : une salariée à temps plein, moins d’un million de dollars par an, un déficit en 2025.
- Son troisième financeur n’est ni Google ni Amazon : c’est l’État allemand.
- Le plan de continuité du noyau Linux, écrit en janvier 2026, tient dans un fichier texte et ne contient aucun nom.
Vous voulez vous émanciper ? Mais de qui dépend votre plan de secours ? D’un bénévole, d’une fondation que financent ces mêmes hyperscalers, et d’une licence qui dit « AS IS, WITHOUT WARRANTY ».
La souveraineté a un bus factor. Personne ne l’a mesuré.
Bonne lecture
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